Le développement et la performance du réseau dépendent de notre capacité à innover dans nos outils comme dans nos méthodes de gestion.
Cette exigence repose sur une politique de renouvellement de l’infrastructure à coûts maîtrisés, ainsi que sur la mise en place de programmes de modernisation et de recherche.
Cette exigence repose sur une politique de renouvellement de l’infrastructure à coûts maîtrisés, ainsi que sur la mise en place de programmes de modernisation et de recherche.
encourager la modernité industrielle et l’innovation
Stimuler l’innovation à travers la modernisation des processus et des techniques apparaît comme un impératif pour augmenter la performance du réseau et répondre à l’évolution rapide des attentes de nos parties prenantes.
L’esprit d’innovation consiste à proposer de nouvelles techniques mais aussi à moderniser les méthodes et l’organisation de la maintenance pour réduire les coûts. Il prend également en compte les enjeux de durabilité dans les investissements, mais aussi la création des technologies de demain à travers un ambitieux programme de recherche.
Renouvellement et développement de l’infrastructure
Le réseau ferré national constitue un capital public de grande valeur, qui doit être régulièrement renouvelé et entretenu pour conserver son utilité. Réseau Ferré de France a ainsi entrepris depuis 2006 un programme de rénovation sans précédent.
Les sommes investies en renouvellement ont augmenté de 54 % en deux ans. En 2009, les investissements de renouvellement ont atteint 1,35 milliard d’euros dépensés sur les lignes principales.L’Etat nous a également confié la réalisation d’un ambitieux programme de développement de lignes nouvelles. Cette mission s’accompagne d’une exigence : concevoir et réaliser des infrastructures qui respectent l’esprit du Grenelle de l’Environnement. Cette nouvelle approche en termes de développement durable s’illustre notamment par une recherche d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de nouvelles méthodes pour prendre en compte les enjeux de biodiversité, et une conception plus écologique des ouvrages et bâtiments.
Les programmes de modernisation
Le réseau vit aujourd’hui les mutations nécessaires à son ouverture européenne et à une exploitation plus efficace. Des technologies se déploient dans toute l’Europe, qui permettent d’accélérer la performance du système ferroviaire.
Trois projets mobilisent en particulier nos efforts :En septembre 2009, Réseau Ferré de France a attribué à Alstom Transport le marché concernant la première phase du déploiement du système européen de signalisation, l’ETCS – European Train Control System. Déployé sur 2 200 km de lignes à l’horizon 2018, ce système équipera en priorité les deux grands corridors de fret européens qui traversent la France.
Le projet GSM-R constitue un autre élément d’interopérabilité par la construction d’un réseau européen de communication numérique sans fil. En 2009, Réseau Ferré de France a achevé le déploiement du GSM-R dans l’Est de la France, qui couvre 2 800 km de lignes, dont la LGV Est européenne. Le déploiement et le financement des 11 400 km de lignes restantes ont été confiés par contrat de partenariat public-privé à la société SYNERAIL.
Le projet de Commande centralisée du réseau (CCR) constitue une autre évolution majeure. Il s’agit de bâtir, au cours des vingt prochaines années, 16 « tours de contrôle » ferroviaires qui centraliseront les informations du réseau, en se substituant aux plus de 1 500 centres de décision de l’infrastructure répartis sur tout le territoire national.
Le programme de recherche
Depuis 1999, Réseau ferré de France finance un programme de recherche sur l’infrastructure ferroviaire, sa maintenance et son exploitation.
Afin de mieux piloter l’innovation technologique au service de l’efficacité du réseau ferroviaire, nous avons posé en 2009 les bases d’un programme de recherche pluriannuel en lien direct avec les objectifs stratégiques de l’entreprise.
Ce programme s’articule autour de quatre axes :
diminuer les coûts de l’infrastructure ;
augmenter le débit des infrastructures existantes, la fiabilité et la réactivité du système d’exploitation ;
améliorer le bilan environnemental, social et sécuritaire du rail ;
prendre part à la réflexion prospective sur les liens entre aménagement et mobilité.
Le programme de recherche 2010-2012 a été inauguré par le lancement d’une dizaine de projets avec de nouveaux partenaires de recherche, parmi lesquels quatre projets directement liés aux objectifs de développement durable :
améliorer l’efficacité énergie/carbone de la politique d’investissement ;
analyser les cycles de vie des composantes de l’infrastructure dans une perspective d’éco-conception ;
rendre plus écologiques les corridors d’infrastructures ferroviaires ;
comprendre l’articulation du réseau ferré avec l’aménagement urbain.



