Principale nuisance associée au rail, le bruit constitue sans nul doute l’un des principaux enjeux d’intégration réussie du réseau ferré dans son environnement.
lutter contre le bruit
Le bruit ferroviaire a plusieurs origines dont l’importance varie avec la vitesse du train :
bruit de roulement résultant du contact roue/rail qui est prépondérant aux vitesses normales,
bruit de traction provenant des moteurs, ventilateurs qui est prépondérant à faible vitesse,
bruit aérodynamique lié à la pénétration dans l’air qui est prépondérant pour des vitesses supérieures à 320 km/h.
Réseau Ferré de France investit donc sur le réseau et les habitations à proximité des voies pour diminuer les nuisances acoustiques.
Nos actions
Des infrastructures plus performantes
Réseau Ferré de France privilégie la protection à la source du bruit, qui permet de diminuer la gêne à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des bâtiments sensibles.
La solution la plus couramment utilisée consiste en l’édification d’écran ou de butte de terre (merlon) au plus près de la voie.
Pour les bâtiments isolés, et ceux pour lesquels la mise en place d’un écran ou d’un merlon n’est pas suffisante ou possible, des protections de façade sont prévues. Elles consistent pour l’essentiel à la pose de fenêtres à double vitrage acoustique.
C’est aussi en améliorant la qualité de la voie que les nuisances sonores peuvent être réduites : pose de longs rails soudés, pose de traverses en béton…
En outre, des recherches sur le matériel roulant ont permis des gains substantiels sur les émissions sonores, en particulier sur les TGV, les TER et les franciliens : diminution du nombre d’essieux, amélioration de l’aérodynamique. Les efforts se concentrent actuellement sur le système de freinage afin d’améliorer l’état de surface des roues.
![]() Ecran ![]() Merlon |
Le classement des voies bruyantes
Le classement sonore des voies permet de représenter la zone de nuisance sonore le long des voies ferrées existantes en fonction des évolutions de trafic prévisibles, du matériel et de l’infrastructure à long terme.
Ainsi, toute nouvelle construction de bâtiment le long d’une voie existante est tenue de se protéger de la source de bruit en connaissance de cause.
11 000 km de lignes ferroviaires sont ainsi classés.
En 2009, l’inventaire des « points noirs bruit » (PNB) le long des voies classées bruyantes a été achevé sur 20 régions, puis transmis aux Observatoires du bruit des transports terrestres départementaux et régionaux. Le nombre de bâtiments PNB à traiter est estimé à 50 000.
La résorption des "points noir bruit" ferroviaires fait l’objet d’un plan d’action encadré par le contrat de performance entre l’État et Réseau Ferré de France ainsi que d’un accord-cadre entre l’ADEME et Réseau Ferré de France signé le 1er décembre 2009. Le premier engage le traitement de 2 500 PNB entre 2008 et 2012.
![]() Traitement PNB à Aix-les-Bains |





