CEVA : l’enquête publique démarre cet été

C’est un pas décisif pour ce projet qui va créer un réseau ferroviaire transfrontalier unique pour l’ensemble du bassin franco-valdo-genevois : le 13 juin, le préfet de Haute-Savoie a publié l’arrêté d’ouverture de l’enquête publique sur la liaison Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse (CEVA).
Celle-ci se déroulera du 27 août au 5 octobre 2012.
Alors que le premier coup de pioche a été donné en novembre 2011 côté Suisse, les travaux pour la partie française entre la frontière suisse et Annemasse devraient débuter en 2014 pour une mise en service conjointe de la ligne fin 2017.
Un trait d’union régional et transfrontalier
Alors que l’agglomération transfrontalière du Grand Genève concentre un nombre croissant d’échanges entre la Suisse et la France, la liaison CEVA a pour ambition d’améliorer l’offre de transport régionale et de faciliter de déplacements quotidiens.
Le projet – 14 km de Genève à la frontière, puis 2 km de la frontière à Annemasse – permet en effet la mise en place d’une offre de type RER connectant 230 km de lignes entre elles et desservant plus de 40 gares dans un rayon de 60 km autour de Genève.
Cinq nouvelles stations jalonneront le tracé entre Genève Cornavin et Annemasse : Lancy–Pont-Rouge, Carouge–Bachet, Champel–Hôpital, Genève–Eaux-Vives, Chêne-Bourg.
En France, des aménagements complémentaires sont également prévus en gare d’Annemasse et sur les branches de l’étoile ferroviaire d’Annemasse : rénovation du système de signalisation entre Annemasse et La Roche-sur-Foron, et automatisation du poste d’aiguillage d’Evian.
234 millions d’euros pour la partie française
En mai dernier, les financeurs français du projet l’Etat, la Région Rhône-Alpes, le Conseil général de Haute Savoie, Annemasse Agglo, le Syndicat intercommunal d’aménagement du Chablais, et Réseau Ferré de France – sont parvenus à un accord pour se répartir la facture de 231.35 millions d’euros. Des discussions complémentaires impliquant RFF, le CG74 et l’Etat ont permis d’augmenter ce chiffre à 234 millions d’euros.
Côté Suisse, le montant s’élève à 1,567 milliard de francs suisses répartis entre la Confédération suisse et le Canton de Genève.


