Le Port de Strasbourg dynamise son réseau ferré

Premier pôle d’échange régional pour le fret, le Port autonome de Strasbourg (PAS) accueille près de 2 millions de tonnes de marchandises par an.
Devenu propriétaire de l’intégralité de ses voies ferrées en 2011, le Port ambitionne maintenant de devenir un hub d’envergure européenne, et va lancer un appel l’offre pour trouver un gestionnaire pour son réseau.
Pour Didier Dieudonné, Directeur général délégué du Port, il s’agit d’organiser « une gestion optimale de l’infrastructure afin de développer des services ferroviaires de qualité pour les clients du Port ». Dans cette démarche, le PAS est accompagné par Réseau Ferré de France, qui joue un rôle de conseil pour renforcer la performance du réseau ferroviaire portuaire.
Un protocole d’accord signé en 2010 entre Réseau Ferré de France et le PAS
Prévu par la loi Grenelle 2 du 2 août 2005, le transfert des voies ferrées portuaires veut donner à l’autorité portuaire la pleine propriété de son réseau. L’objectif est de dynamiser le transport de fret, et notamment le transfert modal de marchandises depuis la route vers la voie d’eau et le rail.
Depuis juillet, le PAS est ainsi devenu propriétaire de l’ensemble de ses voies ferrées, soit 100 km de voies dont la gestion était confiée jusqu’ici à la SNCF.
En 2010, le Port a signé avec Réseau Ferré de France un accord visant à garantir ensemble la performance des trafics ferroviaires à partir de la desserte portuaire : meilleure analyse de l’évolution des trafic et leur traduction en besoins de capacité et de sillons, promotion des trafics transfrontaliers, notamment avec l’Allemagne, échange d’informations sur l’exploitation, le développement et la maintenance des réseaux, etc.
Un appel d’offre pour accélérer le dynamisme du fret
« Forts des récentes évolutions liées au réseau ferré portuaire, nous souhaitons aujourd’hui aller plus loin en mobilisant les meilleures compétences pour assurer la régulation des circulations et la maintenance des installations ferroviaires » souligne Didier Dieudonné.
D’ici début janvier, l’autorité portuaire va ainsi lancer un appel d’offre pour trouver un prestataire qui sera chargé, à partir de juillet 2012, de gérer la circulation et entretenir la signalisation et les installations ferroviaires.
Il s’agit notamment d’offrir des services optimisés et sur-mesure aux opérateurs ferroviaires et aux entreprises portuaires, mais aussi de mieux développer la place du ferroviaire dans les pré et post-acheminements.
Le Port veut également mobiliser les entreprises ferroviaires intéressées, parmi lesquelles VFLI et OSR, déjà tractionnaires sur le site, pour « créer une émulation collective vers la création d’offres de proximité nouvelles, en particulier sur les courtes distances et sur les zones terminales » poursuit Didier Dieudonné.
L’année 2012 sera riche en défis pour le deuxième port fluvial de France, qui achève actuellement une étude, en partenariat avec Réseau Ferré de France et le cabinet d’études Mensia, pour identifier les besoins des industriels et trouver des leviers de développement pour le fret ferroviaire susceptibles d’y répondre.
Visuel : © RFF/Dorothée Parent



