Un grand pas pour LGV Rhin-Rhône

Depuis la mi-juillet, le chantier de pose de voies est arrivé sur le secteur du viaduc de la Savoureuse, ouvrage qui franchit notamment l’autoroute A36 entre Belfort et Montbéliard. Un véritable symbole pour l’avancée des travaux de la Ligne à Grande Vitesse Rhin-Rhône car, outre son esthétique remarquable et ses caractéristiques techniques spectaculaires, c’est le plus long ouvrage de la ligne (792 mètres).
D’autres opérations suivront jusqu’en octobre, afin de positionner la voie à sa hauteur définitive. En plus de ces travaux qui avancent de façon linéaire, des équipements sont en cours d’installation sur différents sites localisés le long de la voie (signalisation, alimentation électrique, télécommunication).
La fin de l’année 2010 et le 1er trimestre 2011 seront consacrés à la finalisation des travaux de signalisation ainsi qu’aux premières vérifications techniques. Différentes phases d’essais et d’intégration se dérouleront ensuite, au printemps et à l’été 2011. L’électrification de la ligne permettra alors de faire circuler les trains d’essais et de réaliser les tests de montée en vitesse.
La LGV Rhin-Rhône : un maillon essentiel de l’Europe à grande vitesse
La France, la Suisse et l’Allemagne sont particulièrement concernées par la LGV Rhin-Rhône tout comme la Grande-Bretagne, la Belgique et l’arc méditerranéen. Elle est conçue comme une étoile à « trois branches » : la branche Est, la branche Ouest et la branche Sud, toutes trois inscrites dans la loi Grenelle 1 de l’Environnement.
La branche Est sera mise en service dès décembre 2011. Elle reliera Dijon à Mulhouse et réduira considérablement les temps de parcours. Elle mettra par exemple Strasbourg à 3h40 de Lyon (contre 4h45 aujourd’hui), Dijon à 2h25 de Zürich et à 2h de Strasbourg (contre 4h30 et 3h40 aujourd’hui) et diminuera par deux le temps de trajet entre Besançon et Mulhouse (0h45 contre 1h30 actuellement).



