Bienvenue au Labo Réseau Ferré de France, un espace de réflexion, d’analyse et de dialogue autour du ferroviaire.
Tous les 3 mois, le Labo propose un dossier complet sur l’actualité du ferroviaire, les projets et les problématiques qui animent la vie du réseau.
Conscient de sa responsabilité vis-à-vis de la collectivité, Réseau Ferré de France a formalisé de nombreux engagements qui font du volet social l’un des leviers les plus prometteurs de sa politique de développement durable.
La mobilité durable : un enjeu central de la politique ferroviaire
L’engagement de Réseau Ferré de France en faveur du développement durable s’inscrit de manière concrète dans les actions de l’entreprise.
« Notre politique est définie à la fois par un cadre juridique – les lois issues du Grenelle de l’environnement par exemple, par la feuille de route donnée par l’Etat - le Contrat de performance –, et par des engagements volontaires motivés par notre statut d’acteur public », explique Sébastien Gourgouillat, de la Direction de la stratégie chez Réseau Ferré de France
Pour Réseau Ferré de France, il s’agit d’accompagner le développement ferroviaire, mode de transport qui bénéficie d’avantages écologiques lorsqu’il est judicieusement utilisé, d’une dynamique sociale et environnementale vertueuse, au service de l’intérêt collectif.
Signataire de la Charte de développement durable des entreprises et des établissements publics, le gestionnaire du réseau a identifié de nombreux axes permettant d’associer son champ de compétences à une démarche de progrès écologique, économique et social : protection de l’environnement et des cadres de vie, aménagement durable du territoire, soutien aux économies locales, politique d’insertion et de valorisation sociale interne et externe…

Parmi les premiers investisseurs publics en France, Réseau Ferré de France mène notamment une politique volontaire de déploiement des principes de solidarité et d’inclusion sociale.
Les actions et engagements sociaux de Réseau Ferré de France
Pour Réseau Ferré de France, ce rôle d’acteur et d’investisseur public porte en lui une responsabilité vis-à-vis de la société dans son ensemble.
L’inscription du ferroviaire dans une perspective d’utilité sociale a notamment mis en avant un thème au cœur des enjeux sociaux d’aujourd’hui : l’emploi.
Cette exigence se traduit au niveau de la politique de ressources humaines au sein de l’entreprise, mais également dans la promotion de l’insertion sociale et professionnelle.
Ainsi Réseau Ferré de France a-t-il choisi de mettre ses capacités de financement au service de l’enjeu d’insertion sociale, dans les marchés de travaux et dans des chantiers d’entretien de lignes fermées offrant des opportunités sur des postes à technicité limitée et des possibilités de formation et d’évolution au sein des entreprises.
L’objectif est de permettre à des publics éloignés de l’emploi de bénéficier de contrats de travail en vue de faciliter leur insertion professionnelle. Ces contrats mettent notamment en œuvre des modalités spécifiques d’accueil, de formation et d’accompagnement, permettent l’obtention de diplômes et de renouer avec le milieu professionnel.
« D’abord testés de manière expérimentale, ces dispositifs se sont étendus à l’ensemble des grands chantiers ferroviaires, où ils s’imposent aujourd’hui comme de véritables outils de performance sociétale », explique Sébastien Gourgouillat.
Les dispositifs d’insertion sociale et professionnelle font aujourd’hui partie intégrante des projets ferroviaires, soucieux d’affirmer leur rôle dans le développement économique et social des territoires.
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| Des clauses généralisées Selon Alain Cuccaroni, directeur des Opérations de la seconde phase de la Ligne à Grande Vitesse Est Européenne, « le contexte économique a favorisé le succès des clauses d’insertion sociale ». Celles-ci bénéficient également des nombreuses opportunités sur les chantiers ferroviaires, très demandeurs en main-d’œuvre et en compétences diverses. Dès 2006, Réseau Ferré de France a choisi d’étendre les dispositifs d’insertion sociale, qui existaient déjà notamment dans le secteur du bâtiment, aux activités ferroviaires. Le chantier de construction de la LGV Rhin-Rhône et, parallèlement, les chantiers d’entretien de la Petite Ceinture parisienne, ont constitué deux projets pionniers de cette démarche. Depuis, le dispositif a été porté à grande échelle : chaque Direction Régionale compte aujourd’hui des mesures d’insertion sur ses marchés de travaux ou sur des chantiers de plus petite ampleur. L’insertion sociale se décline en deux formes d’actions : Les marchés de travaux : les marchés conclus entre Réseau Ferré de France et une entreprise de travaux dans le cadre d’un projet ferroviaire prévoient un pourcentage d’heures alloué à l’insertion sociale. Dans certains cas, notamment sur les marchés publics, les entreprises ont une obligation contractuelle assortie de pénalités en cas de non respect des engagements. Dans le cas des marchés de concession, comme la LGV Tours-Bordeaux, ce sont parfois les maîtres d’ouvrage eux-mêmes qui sont à l’initiative de ce dispositif. Tous les grands projets engagés à ce jour (LGV Est seconde phase, LGV Sud Europe Atlantique, LGV Bretagne-Pays de la Loire) ont développé un programme d’insertion sociale le plus souvent inscrit dans leur cahier des charges. L’entretien courant d’une ligne : issu de la collaboration entre les entreprises ferroviaires (Réseau Ferré de France, la SNCF), les pouvoirs publics (État, collectivités…) et des associations d’insertion, des conventions sont mises en œuvre sur des chantiers d’entretien de lignes sous fermeture au trafic (aménagement de lignes et de talus ferroviaires, entretien courant, entretien écologique de la végétation, etc.) Pour accompagner ces dispositifs, Réseau Ferré de France travaille en étroite collaboration et à l’initiative des acteurs de l’emploi (Pôle emploi, agence d’intérim…).
Les clauses d’insertion sociale : 3 enjeux pour Réseau Ferré de France
Une meilleure relation avec les parties prenantes Des bénéfices en termes de qualité écologique du réseau, grâce à des modes d’action alternatifs aux méthodes industrielles habituellement employées Un axe innovant qui affirme la place d’acteur public de Réseau Ferré de France |
Une démarche partenariale Ces acteurs sont les médiateurs des clauses sur le terrain, où ils favorisent l’insertion des publics éloignés de l’emploi par des mesures concrètes : programmes de formation, d’évaluation et d’accompagnement, encadrement ciblé, etc. La formation joue notamment un rôle clé dans le dispositif. Elle est généralement précédée d’une définition précise des besoins du chantier, afin d’y adapter les programmes proposés. Pour les bénéficiaires, ces formations peuvent donner lieu à l’obtention de certificats de compétences, permettant d’inscrire les qualifications acquises dans la durée.
Quelles missions sont confiées aux publics en insertion ?
Les missions concernent principalement des postes à faible niveau de technicité, et donc accessibles à une main d’œuvre en cours de qualification : travaux de terrassement, génie civil, paysagisme ou pose de panneaux sur les grands chantiers ; désherbage, débroussaillage, bûcheronnage, sur les chantiers d’entretien tels que la petite ceinture parisienne, la ligne des étangs de la Narbonnaise, ou la ligne Digne-Saint-Auban en région PACA, etc.
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