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Directeur de l’insertion et de la formation chez COSEA (Vinci), groupe d’entreprises chargé des travaux de la Ligne à Grande Vitesse Tours-Bordeaux
En tant que constructeur, comment Vinci a-t-il décliné la clause d’insertion sociale sur le chantier de la LGV Sud Europe Atlantique ?
Sur ce contrat de concession, nous avons pris un engagement en faveur de l’insertion sociale, qui prévoit que 10 % des travaux d’infrastructure seront réalisés en insertion.
Cette responsabilité est portée par COSEA, concepteur constructeur, qui se fait aujourd’hui un devoir de l’appliquer sur le chantier.
Pour l’ensemble des sous-traitants du chantier, nous avons également inscrit une clause d’insertion qui les engage à mettre en œuvre une politique de recrutement responsable.
Pour réaliser nos ambitions, nous allons utiliser différents procédés : le recrutement direct (30 % d’embauches locales sont prévues), mais également le recours à un prescripteur externe, Pôle Emploi, qui travaille au sein même de nos locaux.
Nous mobilisons également les réseaux d’accompagnement des personnes éloignées de l’emploi : missions locales, réseaux de travailleurs handicapés, etc.
Afin d’optimiser l’insertion de ces différents acteurs sur le chantier sans les mettre en concurrence, nous avons procédé à un découpage du chantier en différents « marchés », en fonction des compétences des structures. Cela permet d’isoler des fonctions sur lesquelles ils vont intervenir en direct, comme sous-traitants : paysagisme, chantiers de clôture, pose de panneaux…
Enfin, nous avons négocié avec l’ensemble des partenaires publics une partie de formation qualifiante préalable à l’entrée sur le chantier. Celle-ci a vocation à apporter aux publics en insertion une qualification qui pourra leur servir même une fois le chantier achevé.
À travers ces différents dispositifs, notre objectif serait d’aboutir à environ 400 emplois
équivalents temps plein en insertion sur le chantier de la LGV Tours-Bordeaux.