site Internet du débat public "Roissy-Picardie"
La liaison "Roissy-Picardie" va créer un lien au nord de Roissy entre le réseau à grande vitesse et le réseau classique.
La liaison "Roissy-Picardie"
Le projet
Le projet de liaison ferroviaire Roissy-Picardie consiste d’une part en la création, dans le Val d’Oise, au Nord de Roissy, d’une ligne nouvelle reliant la LGV d’interconnexion à la ligne conventionnelle Amiens-Creil-Paris, d’autre part en la réalisation d’aménagements en vue d’accroitre la capacité entre Creil et la ligne nouvelle et dans les gares d’Aéroport Charles-de- Gaulle 2 TGV, Creil et Amiens.
Ce projet d’aménagement du territoire est avant tout fondé sur l’utilisation du réseau existant, s’inscrivant ainsi en pleine cohérence avec les orientations du Grenelle de l’environnement.
Les principaux objectifs
raccorder une large partie de la Picardie au réseau à grande vitesse, facilitant les relations avec le reste du territoire national, facteur de développement du transport ferroviaire à longue distance ;
augmenter la capacité du réseau à grande vitesse grâce au maillage créé ;
améliorer les déplacements quotidiens vers Roissy, développer l’intermodalité air-fer sur le pôle multimodal et renforcer son attractivité.
Pour cela, il prévoit la mise en place de relations par trains à grande vitesse entre Amiens, Creil, Roissy et au-delà, vers les grandes capitales régionales, ainsi que des services de trains régionaux entre Creil et la gare Aéroport Charles de Gaulle-TGV (CDG-TGV), avec des arrêts dans des gares du parcours, dans l’Oise et le Val-d’Oise.
Par ailleurs, des aménagements de capacité doivent être réalisés sur la section entre Creil et la ligne nouvelle et dans les gares CDG-TGV, Creil et Amiens.
Financement
L’investissement global (ligne nouvelle et aménagements sur le réseau existant) est évalué entre 255 et 375 M€* suivant le choix d’implantation de la ligne nouvelle.
* conditions économiques de 2008
Echéance
La mise en service de la nouvelle liaison Roissy-Picardie est prévue à l’horizon 2020.
Le projet porté au débat public (15 avril - 31 juillet 2010)
Les scénarios de service
Deux scénarios de service ont été proposés au débat :
Un scénario TGV
Fréquence : 7 aller/retour par jour entre Amiens, Creil, la gare aéroport CDG TGV et poursuite vers les principales métropoles régionales (Lyon, Marseille, Bordeaux…).
Un scénario TGV + TER
En plus des 7 trains à grande vitesse aller/retour par jour, 2 trains régionaux par heure en heure de pointe, 1 train en heure creuse, avec desserte de Chantilly. Possibilité d’un ou plusieurs arrêts en Ile-de-France (Survilliers-Fosses, Louvres) en fonction de l’option de passage retenue pour la ligne nouvelle, ligne classique parcourable à 160 km/h.
Les options de passage
En termes de réalisation, trois options de passage de la ligne nouvelle ont été étudiées au nord-est du Val-d’Oise dans le secteur de Survilliers-Louvres-Vémars :
L’option Nord : environ 11 km de linéaire à construire, avec des enjeux importants en termes de paysage, de milieux naturels et d’occupation urbaine. Creil-Roissy en environ 18 minutes. Aucun arrêt possible en Ile-de-France.
Coût estimé 275 M€ (conditions économiques de 2008).
L’option Centrale : environ 6 km de linéaire à construire, avec des enjeux modérés en termes de paysage et de milieux naturels. Creil-Roissy en environ 20 minutes. Un arrêt envisageable en Ile-de-France pour les trains régionaux à Survilliers-Fosses. Coût estimé 155 M€ (conditions économiques de 2008).
L’option Sud : environ 7 km de linéaire à construire, avec des enjeux localement forts (relief et urbanisation), nombreux ouvrages d’art à construire. Creil-Roissy en environ 27 minutes. Deux arrêts envisageables en Ile-de- France pour les trains régionaux à Survilliers-Fosses et Louvres. Coût estimé 240 M€*. Les aménagements sur le réseau existant et en gares sont évalués entre 70 et 100 M€* suivant les scénarios de services (conditions économiques de 2008).
Les chiffres du débat public
Le débat public s’est tenu entre le 15 avril et le 31 juillet 2010.
2 300 personnes ont participé à 11 réunions publiques
809 avis, 367 questions et 53 cahiers d’acteurs
200 articles de presse
Les questions du débat
La Commission Nationale du Débat Public a souhaité porter 4 principales questions au débat :
1/ Faut-il construire cette liaison, et pourquoi ?
2/ Liaisons à grande vitesse seule ou liaisons à grande vitesse et liaisons régionales ?
3/Si la liaison est réalisée, par quel couloir de passage, et avec quelles précautions environnementales ?
4/Quelles incidences sur d’autres liaisons existantes ou en projet ?
Le bilan de la CNDP et le compte-rendu de la CPDP
Dans son compte-rendu du débat du 23 septembre 2010, la CPDP mentionne que « comme il a été souligné dans le débat, son coût […] fait de la liaison Roissy-Picardie un objectif accessible. Les conclusions du débat public sont claires : la demande sociale est très forte en Picardie, pour la grande vitesse comme pour la desserte régionale. D’autre part, la desserte de Roissy par un transport durable, depuis le nord (Picardie) comme depuis le sud (Val-d’Oise) est apparue de
plus en plus souhaitée. Cependant, le projet reste controversé dans l’est du Val-d’Oise, malgré les progrès très récents du projet de barreau de Gonesse, qui ne peuvent d’ailleurs atténuer l’inquiétude des riverains. […] »
La décision RFF à l’issue du débat public
S’appuyant sur le bilan du débat public, le Conseil d’Administration de Réseau Ferré de France, présidé par Hubert du Mesnil, a décidé, le 25 novembre 2010, la poursuite des études et de la concertation relatives au projet de liaison ferroviaire Roissy-Picardie, avec l’objectif de préparer le dossier de l’enquête d’utilité publique d’ici 2014.
Les principaux points de décision sont les suivants :
Scénario TGV + TER retenu
Pour la ligne nouvelle :
- Abandon de l’option nord
- Recherche d’un tracé de référence au sein des options centrale et sud
- Proposition pour une recherche d’une approche foncière coordonnée avec le projet du Barreau de Gonesse.
Pour le réseau existant :
Aménagement des gares CDG-TGV, Creil et Amiens
Aménagement de la ligne classique Paris-Creil
Demande de désignation d’un garant de la concertation auprès de la CNDP
Le rôle du garant de la concertation sera de veiller à l’application des modalités d’information et de participation du public tout au long de la phase d’études et de concertation préalables à l’enquête d’utilité publique.
Le garant pourra être saisi de toute question ou demande portant sur la conduite de la concertation et la participation du public. A l’issue de chaque étape du projet, il est d’usage que le garant rédige un compte-rendu de la concertation, qui est rendu public.
Communiqué de presse
Dossier de presse
Document d’information de la décision de RFF


