Le projet LGV Bretagne - Pays de la Loire est le prolongement en direction de Rennes et de Nantes de la LGV Paris – Connerré. Son objectif est d’améliorer de manière significative la desserte de la Bretagne et des Pays de la Loire, et de renforcer leur accessibilité.

la Ligne à Grande Vitesse Bretagne - Pays de la (...) la Ligne à Grande Vitesse Bretagne - Pays de la Loirela Ligne à Grande Vitesse Bretagne - Pays de la Loire

Contexte

Le projet LGV Bretagne - Pays de la Loire, prolongement en direction de Rennes et de Nantes de la LGV Paris – Connerré (Est du Mans), prévoit la construction de 182 km de ligne nouvelle auxquels s’ajoutent 32 km de raccordements au réseau existant (Connerré, Sablé-sur-Sarthe ; La Milesse, Laval-Est, Laval-Ouest et Rennes). La LGV BPL est prévue mixte voyageurs / fret sur la section nord du Mans et ne comporte pas de gare nouvelle.
 
Objectifs

Un grand projet ferroviaire pour l’ouest

Le projet de Ligne à Grande Vitesse Bretagne - Pays de la Loire s’inscrit dans le prolongement de la LGV Atlantique Paris - Le Mans mise en service en 1989.

Son objectif est d’améliorer de manière significative la desserte de la Bretagne et des Pays de la Loire, et de renforcer leur accessibilité. Le gain de temps prévu est de 37 mn entre Paris et Rennes (pour un trajet passant à 1h30 environ) et au-delà, vers Saint-Malo et l’ensemble de la Bretagne occidentale. Il apporte ainsi une contribution majeure à la réduction à terme à 3 heures du temps de parcours entre Paris - Brest et Paris - Quimper.

Pour les Pays de la Loire, le gain de temps attendu est de 22 mn pour Laval et de 8 mn pour Angers, Nantes et les territoires au-delà.

L’impact de la ligne nouvelle est également positif sur la desserte interne des territoires. La ligne à grande vitesse permet en effet de libérer des capacités sur les lignes classiques existantes pour le TER entre Le Mans et Rennes et pour le fret, et permettra de réaliser des liaisons nouvelles intra et interrégionales avec la Virgule-de-Sablé-sur-Sarthe (déclarée d’utilité publique le 12 mai 2011).

Ce projet s’inscrit dans une perspective de développement durable. Il figure dans le programme prioritaire de 2 000 km de lignes ferroviaires nouvelles à grande vitesse, défini par la Loi Grenelle de l’Environnement du 3 août 2009.

Un développement du réseau ferroviaire national et européen

Déclarée d’Utilité Publique le 26 octobre 2007, la Ligne à Grande Vitesse Bretagne - Pays de la Loire figure parmi les projets ferroviaires inscrits :
au Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire du 18 décembre 2003
au Réseau de Transport à Grande Vitesse Européen de décembre 2004
au Plan de relance de l’économie arrêté par le Comité Interministériel d’Aménagement et de Compétitivité des Territoires du 2 février 2009
à la loi Grenelle de l’Environnement du 3 août 2009
 
Tracé

Carte du tracé LGV BPL  (PDF, 3.6 Mo)
 
Financement 

Le financement de la Ligne à Grande Vitesse Bretagne-Pays de la Loire a fait l’objet d’une convention de financement et de réalisation signée le 13 juillet 2011 entre l’Etat, les collectivités et RFF. Il est assuré par :

la participation de RFF pour près de 43% des coûts d’investissement ;
les contributions de l’état et des collectivités
après prise en compte des subventions européennes à hauteur de 11 M d’euros, au titre des programmes annuels RTE-T 2007 et 2009.

Sur ce projet, les collectivités locales apportent une part équivalente à celle de l’état, apportée par l’AFITF, soit 28.4% des coûts d’investissement pour chacun.
Côté collectivités, il s’agit de :

la Région Bretagne, à hauteur de 19.71% soit 655Md’euros ;
des quatre Départements bretons (Côtes d’Armor), Finistère, Ille et Vilaine, Morbihan), de Rennes Métropole et du Pays de St Malo à hauteur de 5.99%, soit 203 M d’euros
la Région des Pays de la Loire, à hauteur de 2.7%, soit 86.9M d’euros.
Le choix d’un Partenariat Public Privé

La LGV Bretagne Pays de la Loire constitue le premier contrat de partenariat passé au niveau national pour une infrastructure de transport. Ce contrat a été signé avec Eiffage Rail Express, le 28 juillet 2011, au terme de la procédure de mise en concurrence. Le titulaire a la charge de financer, concevoir et maintenir la ligne pour une durée de 25 ans. Le financement de l’aménagement sur son périmètre représente 80% du coût d’investissement global du projet :

en percevant les participations des collectivités et de RFF en phase de construction, pour les 2/3 de l’investissement ;
par emprunts auprès des établissements financiers et par apports en fonds propre pour le solde correspondant à la participation de l’Etat.

Après la mise en service, le titulaire du contrat percevra, via RFF :
 un loyer immobilier pour la part de l’investissement préfinancé par ses soins ;
un loyer pour la maintenance et le renouvellement de la ligne en phase d’exploitation.

En phase de construction, pas moins de 12 banques commerciales apportent près d’un milliard d’euros à Eiffage Rail Express pour financer le projet.

A la mise en service, et pendant près de 20 ans, les fonds d’épargne gérés par la Caisse des Dépôts (CDC) apporte un financement de plus de 250 M d’euros. La Banque européenne d’investissement (BEI) apporte un financement global de 552.5 millions d’euros qui sera mis à disposition à la fin de la période de construction de la LGV.
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